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L’Iran exige des réparations de la part de six États arabes pour avoir permis et facilité l’agression américano-israélienne

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vue de l'Institut Pasteur en Iran ciblé par les frappes américano-israéliennes, le 23 mars 2026.

L’ambassadeur et représentant permanent de la RII auprès des Nations unies a réitéré son appel à ce que les États qui ont soutenu l’agression injustifiée menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran soient tenus pour responsables de leurs actes d’hostilité.

L’ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès des Nations unies, Amir-Saïd Iravani, a formulé ces remarques jeudi dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil de sécurité, en réponse aux courriers anti-iraniens envoyés à l’ONU par six pays arabes, à savoir le Qatar, Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Koweït et la Jordanie.

« La République islamique d’Iran réaffirme sa position claire et constante : tous les États, dont les actes illégitimes –selon les normes internationales – ont contribué à l’agression des États-Unis et du régime israélien contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays doivent être tenus responsables », a-t-il souligné.

M. Iravani a également déclaré que les États riverains du golfe Persique ont l’obligation de réparer intégralement les préjudices subis par la République islamique d’Iran, en indemnisant l’ensemble des dommages matériels et non matériels causés par leurs actes illégitimes.

Il a mis en garde contre les menaces pesant sur la paix et la sécurité internationales étant donné l’incapacité persistante du Conseil de sécurité de l’ONU à réagir à l’utilisation illégale de la force par les États-Unis et le régime israélien. Il a dénoncé aussi la complicité des États ayant facilité ces agressions militaires ou les ayant facilitées.

L’ambassadeur et représentant permanent de la RII auprès de l’ONU a catégoriquement rejeté, comme « infondées et non étayées », les allégations anti-iraniennes formulées par ces six pays de la région au sujet de l’agression américano-israélienne préméditée et non provoquée, qui a coûté la vie à plus de 3 375 personnes et endommagé plus de 125 630 cibles civiles à travers le pays.

Amir Saïd Iravani a ajouté que ces pays, en tentant de falsifier le contexte factuel et juridique, avaient indûment imputé la responsabilité de la guerre à l’Iran, alors que l’Iran en était la victime.

Il a par ailleurs souligné que les allégations du Qatar, de Bahreïn, de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de la Jordanie selon lesquelles les attaques contre le territoire iranien n’ont pas été lancées depuis leurs territoires respectifs, confirme –même si elles étaient authentiques– que l’Iran a subi des attaques illégales des agresseurs opérant depuis des bases et installations militaires situées sur leurs territoires respectifs.

M. Iravani a condamné la complicité de plusieurs pays arabes dans les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, s’appuyant sur les évaluations des forces armées iraniennes. Il a également fait référence à la récente déclaration du chef du Commandement central des forces armées américaines (CENTCOM), l’amiral Brad Cooper, qui a salué Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et la Jordanie en tant que « partenaires exceptionnels ».

Le diplomate iranien a noté aussi que le fait que le Conseil de sécurité de l’ONU n’ait pas reconnu le droit légitime de l’Iran à la légitime défense ne remettait nullement en cause le droit inhérent de Téhéran à se défendre, conformément aux normes du droit international.

L’agression illégale de l’alliance américano-israélienne contre l’Iran a commencé le 28 février par des frappes aériennes. Elle a causé la mort en martyr de hauts responsables et de commandants iraniens.

Les États du sud du golfe Persique ont permis aux agresseurs d’utiliser leur territoire ainsi que leur espace aérien pour lancer des offensives contre l’Iran.

Les forces armées iraniennes ont mené avec succès une centaine de vagues de frappes de représailles contre des cibles américano-israéliennes sensibles et stratégiques, réparties à travers toute la région.

Le 8 avril, quarante jours après le début du conflit, un cessez-le-feu de deux semaines, conclu sous l’égide du Pakistan, est entré en vigueur pour permettre la tenue des négociations entre Téhéran et Washington, dont le premier tour s’est soldé pourtant par un échec.

Le président américain, Donald Trump, a prolongé unilatéralement la trêve, en prétendant que son gouvernement resterait dans l’attente d’une proposition iranienne en vue d’un second tour des pourparlers à Islamabad, capitale du Pakistan.

Téhéran s’est toutefois abstenu de s’engager dans un second tour, les autorités iraniennes invoquant les exigences excessives de Washington ainsi que la tentative américaine d’imposer un soi-disant « blocus naval » à l’Iran comme deux obstacles majeurs à la résolution du conflit.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV